

PARIS,
GAUTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE
DU BUREAU DES LONGITUDES, DE L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE,
Quai des Grands-Augustins, 55.
Tous droits de traduction et de reproduction réservés.
La Physique céleste a pris naissance le jour où l'on a vu dans lesastres autre chose que des points lumineux offerts en spectacle à nosregards, où ils sont apparus comme méritant une étude spéciale aupoint de vue de leur structure et de leur histoire. Cette étude ne pouvaitêtre que rudimentaire et conjecturale avec les moyens d'observationdont les anciens disposaient. Une exception est à faire cependant.On a vu naître de bonne heure cette notion que la Terre est unastre, libre de se mouvoir dans l'espace, comme la Lune et le Soleil,que ses dimensions ne sont pas inaccessibles à toute mesure, qu'ellesse réduiraient peut-être à bien peu de chose si nous pouvions quittercette surface où nous sommes attachés et nous transporter à traversles espaces stellaires.
Une fois cette idée mise en avant, il est clair qu'un champ trèsvaste est ouvert aux observateurs. C'est au moyen d'études de détailaccumulées, synthétisées, que nous pouvons acquérir sur le globeterrestre des idées d'ensemble, nous représenter sa forme exacte,formuler des données positives sur sa structure et son histoire.Toute conclusion applicable à la Terre dans sa totalité constitue unprogrès pour l'Astronomie, car elle peut s'étendre dans une certainemesure aux corps célestes et devenir ainsi une source de vérificationset d'expériences. Ainsi la Terre nous aide à comprendre le monde.Réciproquement les astres peuvent nous aider et nous aident en effetà mieux connaître la Terre, car ils nous offrent du premier coup cesaperçus généraux et intuitifs que nous n'obtenons sur notre globequ'au prix d'un labeur prolongé. Il est clair que les apparences lointaines,considérées seules, sont plus sujettes à l'illusion; c'est doncl'étude de la Terre qui doit logiquement précéder.
Il ne semble pas qu'elle ait été abordée dans un esprit vraimentimpartial et scientifique chez aucun des peuples de l'Orient. L'observationdu Ciel a eu des adeptes en Chine, dans l'Inde, en Assyrie, enÉgypte, à des époques très reculées. Dans tous ces pays, le calendrier,la prédiction des éclipses, les horoscopes avaient une destination utilitaire.
C'est seulement chez les auteurs grecs que nous voyons les objetscélestes envisagés en eux-mêmes, et non plus seulement dans leursrelations réelles ou supposées avec l'homme.
Une remarque analogue, faite par Vivien de Saint-Martin au débutde son His BU KİTABI OKUMAK İÇİN ÜYE OLUN VEYA GİRİŞ YAPIN!
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