| Format in-8: | |
| La Religieuse de Toulouse | 2 vol. |
| Les Gaîtés champêtres | 2 —— |
| Format grand in-18: | |
| Histoire de la Littérature dramatique, 2e édition | 6 vol. |
| Les Contes du Chalet | 1 —— |
| Le Chemin de Traverse, nouvelle édition | 1 —— |
| L'Ane mort, nouvelle édition | 1 —— |
| Contes littéraires, nouvelle édition | 1 —— |
| Contes fantastiques, nouvelle édition | 1 —— |
| La Confession, nouvelle édition | 1 —— |
| Un Cœur pour deux Amours, nouvelle édition | 1 —— |
Ce livre est un des péchés de ma jeunesse: il fut écrit,disons mieux, il fut improvisé le lendemain des troisjournées, un temps si loin de nous, hélas! Tout tremblait,tout espérait, tout se débattait avec courage, avecespoir, et pendant que S. M. le roi Charles X était reconduit,en grand honneur, par messieurs ses gardes du corpsjusqu'au vaisseau de Cherbourg, sur cet Océan éternellementétonné de se voir traverser, dans des appareils sidivers, et pour des causes si différentes, quelques vieillardsqui pleuraient le Roi, quelques jeunes gens qui avaientété, de bonne heure, accoutumés à l'entourer de leursrespects, profitant des libertés que leur accordaient tantde grands esprits, réunis autour du nouveau trône, semontraient impatients d'accompagner ce bon prince,l'honneur même, uni à tout ce que la majesté royale ade clémence et de bonté, d'une suite d'élégies, de respects,de sympathies et de consolations que S. M. leroi Charles X entendit, en effet, sur son passage. Il disaitsi bien, ce bon roi, lorsque, naguères, il accomplissaitson dernier voyage à travers la France, aux courtisansqui l'entouraient et qui lui témoignaient un peu d'inquiétude:—«Allons!retirez-vous de mon soleil; faitesqu'on me voie, et rassurez-vous, vous ne savez pasencore l'autorité d'un roi de France!» Et véritablement,dans les derniers moments de sa fortune royale,il lui avait suffi de se montrer, pour voir accourir toutson peuple, autour de son visage radieux.
C'était un roi affable, généreux, bienveillant, loyal,d'une clémence inépuisable, et qui se voyait respectémême par l'émeute. (En ce temps-là, elle n'allait jamaisplus loin que la porte Saint-Denis, l'émeute, et l'ombreauguste du château des Tuileries lui faisait peur). Certes,ce bon roi ne pouvait pas se douter qu'un jour viendrait,si cruellement et si vite, avec tant d'ardeur, qui briseraitce trône excellent, qui renverserait cette admirablemonarchie! Il ne s'en doutait guère, et, quand vint latempête, il se trouva sans défense et sans peur. Son départfut semblable au voyage d'un roi! Les peuples, surles routes, accouraient et lui disaient adieu! Les vieillardsle montraient à leurs petits enfants, comme un tristeobjet de leurs regrets, plus tard! Pas un cri qui ne fûtune sympathie, et pas un salut qui ne fût un adieu respectueux!M. Théo