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Par M. de Saint-Victour,
Ancien Administrateur de la Régie des Messageries, établie
par M. Turgot en 1775.

À PARIS,
de l'Imprimerie du Patriote François,
Place du Théâtre Italien.
13 JUIN 1790.
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Ce mémoire a été remis, manuscrit, avec deux tableaux faisantpièces justificatives, au comité des finances de l'assemblée nationale,qui a nommé M. le duc de Biron rapporteur, et MM. le comte de la Blacheet de Volsus, commissaires.
Ce mémoire ayant été communiqué, les anciens fermiers desmessageries ont fait imprimer plusieurs mémoires dirigés contre lefermier actuel, et dans lesquels ils ont attaqué le plan.
Dès-lors je n'ai plus balancé à sacrifier mon amour-propre à lanécessité d'opposer à la publicité de ces mémoires celle du plan, et laréfutation des assertions contenues dans les mémoires de MM. les anciensfermiers; il m'a paru utile d'y joindre quelques observations sur lesobjections qui m'avoient été faites par M. le duc de Biron; enfin,d'autres observations sur quelques articles du rapport imprimé du comitédes finances.
4Il se trouve nécessairement, dansces pièces composées à la hâte, à différentes époques, et cependant, surle même objet, beaucoup de répétitions.

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Le projet, aussi simple qu'utile, du ministre qui établit en 1775 larégie des messageries sur un plan qui préparoit sa réunion àl'administration des postes, présentoit tant d'avantages, qu'on ne peutattribuer qu'à des causes étrangères, ou à des circonstances du moment,les obstacles qui s'opposèrent à son exécution.
6Les circonstances qui se préparent,mettent, non-seulement à l'écart ces obstacles, mais peuvent beaucoupajouter aux avantages que ce projet avoit déjà présentés dans d'autrestemps, et dont on va parcourir, le plus sommairement possible, tous lesdétails, en les soumettant avec confiance aux principes patriotiques del'auguste assemblée des représentans de la nation.
Les messageries faisoient, en 1775, et fontencore majeure partie du service de la poste aux lettres.Ce projet étoit simple, en ce que les messageries faisoient, àl'exception des quatre grands couriers de Lyon, Bordeaux, Toulouse etStrasbourg, tout le service des malles ou des couriers pour le transportdes lettres, moyennant la somme de 186,797 liv. 14 s., qui étoitdéduite, par l'administration des postes, sur les 302,020 liv. quiformoient le prix du bail que les messageries tenoient de cetteadministration. La régie se charg